Toi du monde

Toi du monde
Je me suis endormie
Au fond d'un autocar
Réveillée par la pluie
L'eau ruisselle de toute part
La lumière lourde et pâle
A des reflets d'opale
Tout le ciel est plombé
Je bois un verre de thé...
Dans les brumes dissipées
Sous le regard des sages
D'un temple délavé
De décennies d'orages
Je traverse le Tsangpo
Dans une barque à moteur
Et je cherche ma voie
En écartant la peur....

Mais si l'amour déplace des montagnes
Et nous tient à l'abri du vent
Avec lui, plus rien ne sera comme avant
Toi du monde, tu m'accompagnes
Et me garde à l'abri du temps
Car je sais que tout est éternel vraiment.

C'est un royaume de pierres
De glace et de déserts
De vallées solitaires
Où flottent doucement
Les drapeaux de prière
Et les neiges éternelles
Abandonnées sans doute
A la morsure du temps...
Où tant d'hommes cherchent
La montagne sacrée
Malgré le vent qui lance
Ses pointes verglacées
Dans ce territoire rude
De grande solitude
Le soleil brille toujours
Arrivés au sommet.

Mais si l'amour déplace des montagnes.... {x2}
Où l'âme est vagabonde
Et compagne des Dieux
Où je respire le ciel
Dès que je ferme les yeux.
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# Posté le lundi 19 décembre 2005 05:50

Ta vie dévie

Ta vie dévie
Décadent, décati
Tu te moques de tout
De qui ? C'est ta peau que tu joues
Coup d'poker et de comédie
Tu t'en fais, tu t'en fous
Décapant, déconfit
Tu confond l'amour et le coups
Les couleurs et la nuit
Toutes tes machinations t'assassinent
Attention la montée d'adrénaline

Qui te poursuit
Le Diable ou la folie
Ta vie dévie
C'est comme un délit
C'est comme une maladie
Ta vie dévie
T'es pas tranquille... Hé...
Tu vois tu te défiles... Hé...
Tu peux faire la roue
Ça t'mènera où ?
Destin maudit
Si c'est lui que tu choisis
Lui dis pas merci
Où il te conduit
Tu ne vois pas que ta vie dévie ?

Les tarots t'ont menti
Tu n'es qu'un touche à tout
Les manitous de la magie
Te piquent des sous mais t'amadouent
Sans répit ni tabou
Tu salis, tu casses tout
T'es l'éléphant dans le jeu d'quilles
Le simili-bandit
Un beau jour tu vas marcher sur une mine
Attention la montée d'adrénaline

Qui te poursuit...
Où il te conduit
Mais qui te poursuit
Tu ne vois pas que ta vie dévie ?
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# Posté le lundi 19 décembre 2005 05:49

T'as pas la pêche

T'as pas la pêche
T'as l'½il tout dépité
La tête dans ton oreiller
Le tic-tac t'assomme
Tu descends l'escalier
Le guet-apens te guettait
T'es tombé sur une pomme
La vaisselle cavale sur la moquette
Ton piton fait pipi dans tes baskets
T'as pas l'c½ur au mambo
Tout se disloque en loques
Tes binocles, tes breloques
Café, thé, chocolat
C'est trop compliqué tout ça
Juste un verre de flotte
C'est plus sain, c'est moins cher
Et on dit que le calcaire
C'est bon pour ton ulcère
Tu t'avales en douce un pamplemousse
Tu t'allumes un marlboro, tu tousses
Les copains, les jours de coletard
C'est plus rare que le caviar
Ils t'oublient dans ton plumard

Et t'as pas la pêche
Manque un peu de piment
T'as pas la pêche
Au niveau sentiment
T'as pas la pêche
T'as les yeux dans les panards
Le pas claudiquant des canards

Et t'as pas la pêche
Quand il faut que ça swing
T'as pas la pêche
Du côté du standing
T'as pas la pêche
Elle t'a laissé tomber
T'avais qu'à pas caresser l'plombier !

Aujourd'hui, c'est dimanche
T'iras pas planter tes choux
Pour changer, il pleut
L'eau coule du plafond
Y'a même des gouttes sur ta joue
La déroute, sauve qui peut...
Comme la confiture sur les tartines
Tout passe au travers et dans la cuisine
Bonjour l'inondation
T'as plus qu'à trouver vite fait
Une gondole, un gondolier...

REFRAIN T'as pas la pêche...

Papa, maman tout à l'heure
Viendront prendre le thé chez toi
Petits gâteaux, petits fours glacés
Et ils te diront que...
Le curé est décédé...

REFRAIN Pas la pêche...
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# Posté le lundi 19 décembre 2005 05:48

Sur un prélude de Bach

Sur un prélude de Bach
Lorsque j'entends ce prélude de Bach
Par Glen Gould, ma raison s'envole
Vers le port du Havre et les baraques
Et les cargos lourds que l'on rafistole
Et les torchères, les grues patraques
Les citernes de gasoil

Toi qui courais dans les flaques
Moi et ma tête à claques
Moi qui te croyais ma chose, ma bestiole
Moi je n'étais qu'un pot de colle

Lorsque j'entends ce prélude de Bach
Par Glen Gould, ma raison s'envole
Et toutes ces amours qui se détraquent
Et les chagrins lourds, les peines qu'on bricole
Et toutes mes erreurs de zodiaque
Et mes sautes de boussole

Toi, les pieds dans les flaques
Moi, et ma tête à claques
J'ai pris les remorqueurs pour des gondoles
Et moi, moi je traîne ma casserole

Dans cette décharge de rêves en pack
Qu'on bazarde au prix du pétrole
Pour des cols-blancs et des corbacs
Qui se foutent de Mozart, de Bach

J'donnerais Ray Charles, Mozart en vrac
La vie en rose, le rock'n roll
Tous ces bémols et tous ces couacs
Pour Glen Gould dans c'prélude de Bach.
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# Posté le lundi 19 décembre 2005 05:47

Sans demander

Sans demander
Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas
Pour te deviner
Parmi les passagers
Pour te retrouver
Parmi les étrangers
Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas

J'ai changé les couleurs
De ma ligne d'horizon
Déménagé mon c½ur
De passion à raison
J'ai délogé les peurs
De toutes mes hantises
Exposé mes noirceurs
Au soleil des banquises

Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas
Pour te deviner
Parmi les passagers
Pour te retrouver
Parmi les étrangers
Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas

J'ai recollé les mots
Sans en perdre le sens
Il n'est jamais trop tôt
Pour briser le silence
J'ai franchi les rivières
Sans attendre les ponts
En ouvrant la barrière
J'ai trouvé ma maison.

Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas
Pour te deviner
Parmi les passagers
Pour te retrouver
Parmi les étrangers
Sans demander à la vie
Ce qu'elle ne m'offre pas
Je propose au hasard
De faire les premiers pas.
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# Posté le lundi 19 décembre 2005 05:46